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Allemagne
Kassel
Parc paysager de montagne
Bergpark Wilhelmshöhe
Nom :Parc Wilhelmshöhe
Création du parc :1696
Fondateur :landgrave Charles de Hesse-Cassel
Construction de la statue d’Hercule :1713 à 1717
Construction du château :1786 à 1798
Construction de la Löwenburg :1793 à 1801
Patrimoine mondial de l’UNESCO :depuis 2013
Patrimoine mondial de l’UNESCO :depuis 2013
Herkules-Monument als Wahrzeichen von Kassel mit der Stadt Kassel im Hintergrund

21 faits intéressants sur le Parc Wilhelmshöhe

 

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  1. Situation géographique : Le Parc Wilhelmshöhe se trouve à l’ouest de Kassel et s’étend sur les pentes du Habichtswald. Grâce à sa position en hauteur, il offre de larges panoramas sur la ville et sur le paysage environnant.
  2. Importance : Plus grand parc paysager de montagne d’Europe, le Parc Wilhelmshöhe compte parmi les principales attractions de la Hesse et accueille chaque année environ 900 000 visiteurs. Le site couvre une superficie d’environ 240 hectares et a été aménagé à flanc de colline. Il comprend notamment la monumentale statue d’Hercule, placée sur un haut soubassement, d’où descendent de larges gradins d’eau en forme d’escalier, ainsi que le château de Wilhelmshöhe, les ruines de la Löwenburg, un aqueduc en pierre, plusieurs cascades et de grands bassins dans la partie basse du parc. L’Université de Kassel décrit le parc comme une « œuvre d’art accomplie », à laquelle quatre générations de princes et d’artistes ont travaillé pendant environ un siècle.
  3. Structures antérieures : À l’emplacement de l’actuel château se trouvait à l’origine le monastère médiéval de Weißenstein, fondé au XIIe siècle. Lors de la Réforme, en 1526, le monastère fut dissous, et ses bâtiments servirent ensuite de pavillon de chasse et de résidence d’été aux landgraves. À partir de 1606, le landgrave Maurice de Hesse-Cassel fit construire à cet endroit le prestigieux château de Weißenstein, qui fut en grande partie achevé en 1610 et utilisé comme château de chasse et de plaisance. À la fin du XVIIIe siècle, ce château fut finalement démoli et remplacé par l’actuel château de Wilhelmshöhe.
  4. Histoire de la construction de l’axe principal : À partir de 1696, le landgrave Charles de Hesse-Cassel fit entièrement repenser le terrain situé au-dessus de l’ancien château afin d’en faire un paysage seigneurial baroque. Dans une première phase, on expérimenta avec le Petit Hercule, mais cette idée fut abandonnée lorsque l’on rechercha un effet d’ensemble plus convaincant. À partir de 1701, le grand axe principal, clairement structuré, fut finalement aménagé sur le Karlsberg, avec l’octogone, les cascades et la conduite d’eau monumentale. Architecture, technique et paysage furent alors volontairement réunis dans une composition spectaculaire, destinée à rendre visible le pouvoir du landgrave. Avec l’installation de la statue d’Hercule le 30 novembre 1717, cette mise en scène baroque atteignit sa forme définitive. Le premier projet était nettement plus gigantesque que l’aménagement actuel. Ce sont probablement surtout des contraintes financières qui empêchèrent sa réalisation complète, si bien qu’une seule partie de ce plan monumental fut finalement mise en œuvre.
  5. Hercule avec octogone et pyramide : Le monument d’Hercule est l’emblème du Parc Wilhelmshöhe et forme le spectaculaire point final de l’axe principal baroque, très haut au-dessus de la ville de Kassel. L’ensemble se compose du massif octogone, un soubassement de pierre à huit côtés doté d’une plateforme panoramique, de la pyramide qui le surmonte et de la monumentale figure d’Hercule. Avec une hauteur totale d’environ 71 mètres, le monument est visible de loin et marque tout le paysage du parc.
  6. Figure d’Hercule : Hercule, appelé Héraclès en grec, était l’un des héros les plus célèbres de l’Antiquité et passait pour le fils du dieu Zeus. Sa renommée repose sur une série d’épreuves presque impossibles qu’il dut accomplir en expiation, après avoir tué sa propre famille dans un accès de folie. Ces épreuves consistaient surtout à combattre de dangereux monstres, à capturer des animaux sauvages et à résoudre des tâches considérées comme irréalisables pour des êtres humains ordinaires. Par ces exploits, il devint le symbole d’une force exceptionnelle, de l’endurance et de la victoire sur des obstacles apparemment insurmontables. C’est précisément pour cette raison qu’il fut choisi pour le monument, car ses qualités reflétaient la puissance et les ambitions du landgrave. La statue montre ses attributs typiques. À sa gauche se trouve la massue, sur laquelle est posée la peau de lion. Dans sa main droite, derrière son dos, il tient les pommes d’or des Hespérides. La peau de lion rappelle le lion de Némée, dont la fourrure était presque invulnérable et qu’Hercule parvint pourtant à vaincre. Les pommes d’or des Hespérides proviennent d’un jardin légendaire situé aux confins du monde et font partie des travaux les plus connus du héros.
  7. Mise en scène du monde souterrain : Entre 1766 et 1768, la grotte de Pluton devint l’un des lieux les plus sombres du Parc Wilhelmshöhe. Elle devait donner l’impression d’une entrée vers le monde souterrain mythologique et mettre en scène de manière saisissante l’univers du dieu Pluton. Vers 1792/93, cette zone fut agrandie avec l’aménagement de l’étang de l’Enfer et la construction, au-dessus de celui-ci, du pont du Diable, conçu comme un ouvrage particulièrement dramatique. Pendant les jeux d’eau, l’eau passe sous le pont et tombe d’environ 10 mètres dans l’étang de l’Enfer. L’aménagement intérieur autrefois très élaboré de la grotte de Pluton, avec ses figures mythologiques et ses effets de lumière colorée, a aujourd’hui largement disparu, car il n’a pas résisté à l’humidité permanente. À l’extérieur, deux monstres marins en pierre rappellent toutefois à nouveau à quel point ce lieu avait été conçu, à l’origine, comme une mise en scène théâtrale et impressionnante.
  8. Histoire de la construction du château de Wilhelmshöhe : À partir de 1785, le landgrave Guillaume IX lança une transformation profonde de l’ensemble. L’ancien parc baroque fut réaménagé en vaste parc paysager inspiré du modèle anglais. À partir de 1786, la construction de l’actuel château de Wilhelmshöhe commença selon les plans de Simon Louis du Ry et de Heinrich Christoph Jussow. Le château était pour l’essentiel achevé en 1798. Dans le même temps, le site auparavant appelé Weißenstein fut rebaptisé Wilhelmshöhe en référence à son commanditaire.
  9. Château de Wilhelmshöhe : Le château de Wilhelmshöhe était la résidence d’été représentative des landgraves, puis des électeurs de Hesse-Cassel, et formait le centre prestigieux du paysage réaménagé du parc. Ce bâtiment classiciste fut volontairement conçu de manière généreuse et symétrique. Il se composait à l’origine de trois parties séparées, qui furent ensuite reliées pour former un ensemble palatial fermé. Après la fin de l’Électorat de Hesse-Cassel, le château de Wilhelmshöhe demeura un important lieu de pouvoir politique et de représentation. À partir de 1866, il servit de résidence d’été aux rois de Prusse et aux empereurs allemands, en particulier à Guillaume II, qui y séjourna régulièrement avec sa famille.
  10. Captivité de Napoléon III : Après sa défaite dans la guerre franco-allemande, Napoléon III fut placé en résidence surveillée au château de Wilhelmshöhe en 1870. Il y passa environ six mois en captivité, toutefois dans des conditions relativement agréables. Un retour en France était exclu pour lui, car son empire s’était effondré et il avait perdu le pouvoir. Après sa libération, il quitta Kassel et partit en exil au Royaume-Uni, où sa famille vivait déjà.
  11. Seconde Guerre mondiale : Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château de Wilhelmshöhe fut gravement endommagé, en particulier le corps central, dont la coupole caractéristique disparut. La reconstruction commença certes après 1945, mais le bâtiment central ne fut reconstruit sous une forme simplifiée qu’à partir de 1961. Le château retrouva ainsi sa silhouette générale, sans retrouver entièrement son apparence d’origine.
  12. Musée : Aujourd’hui, le château de Wilhelmshöhe est un important site muséal qui réunit plusieurs collections sous un même toit. Il abrite notamment la Galerie des maîtres anciens, la collection d’antiquités et la collection graphique, auxquelles s’ajoutent des expositions temporaires. La Galerie des maîtres anciens est particulièrement connue pour ses quelque 500 peintures européennes exposées, pour son important fonds Rembrandt et pour les quelque 800 objets présentés dans la collection d’antiquités.
  13. Ballhaus : Le Ballhaus se dresse comme un bâtiment indépendant près du château et paraît plutôt sobre et discret vu de l’extérieur. À l’intérieur, il surprend en revanche par une salle lumineuse et festive, décorée de lustres, de colonnes de marbre ainsi que de murs et de plafonds richement peints. Il fut construit entre 1808 et 1810, d’abord comme théâtre de cour, selon les plans de Leo von Klenze. Le bâtiment ne reçut son caractère somptueux que plus tard, lorsque Guillaume II le fit transformer en salle de bal.
  14. Île aux Roses : L’île aux Roses est un petit espace de jardin entouré d’eau et de verdure, situé en contrebas du château de Wilhelmshöhe. On y trouve aujourd’hui environ 1 000 rosiers arbustifs, sauvages et grimpants, et l’aménagement renoue volontairement avec la longue tradition des roses à Wilhelmshöhe, qui remonte au XVIIIe siècle. Parmi ses particularités les plus connues figure la « Perle de Weißenstein », créée vers 1775, aujourd’hui âgée d’environ 250 ans et considérée comme la plus ancienne rose allemande issue d’une sélection horticole.
  15. Histoire de la construction de la Löwenburg : La Löwenburg fut construite entre 1793 et 1801 au-dessus du château de Wilhelmshöhe sous la forme d’une ruine de château artificielle. Son commanditaire était le landgrave Guillaume IX de Hesse-Cassel, futur électeur Guillaume Ier, et le projet fut réalisé par son architecte de cour Heinrich Christoph Jussow. L’ensemble devait donner l’impression d’un ancien château ancestral, mais il ne s’agissait pas d’une forteresse médiévale. C’était un château de plaisance volontairement mis en scène, autrement dit un lieu de retraite princier destiné aux séjours privés.
  16. Löwenburg : De l’extérieur, la Löwenburg ressemble à un château de chevaliers, avec ses tours, ses murs et son aspect de ruine, mais elle cache à l’intérieur une confortable résidence princière. Parmi les pièces et les éléments d’aménagement les plus importants figurent des salons représentatifs, du mobilier historique, des peintures, des tapisseries, des verreries, des bronzes, une importante collection d’armes et des vitraux médiévaux. C’est précisément ce contraste entre la ruine apparente et les intérieurs richement aménagés qui rend la Löwenburg si particulière sur le plan architectural. Son environnement faisait lui aussi partie de la mise en scène, car l’ensemble comprenait un jardin de château d’allure ancienne, un vignoble, une lice de tournoi et un parc animalier.
  17. Seconde Guerre mondiale : En 1945, le donjon de la Löwenburg fut entièrement détruit par l’impact d’une bombe, et de grandes parties des autres bâtiments furent dévastées. Après la guerre, certaines zones purent certes être sécurisées progressivement et partiellement restaurées, mais la vaste restauration et reconstruction ne commencèrent que beaucoup plus tard. Depuis 2016, la Löwenburg a fait l’objet d’importants travaux de restauration. En 2022, l’étage noble et le donjon reconstruit en tuf artificiel ont été rouverts.
  18. Jeux d’eau : Les jeux d’eau fonctionnent depuis plus de 300 ans uniquement grâce à la gravité et se passent encore aujourd’hui de pompes. L’eau est recueillie dans le Habichtswald, puis traverse le parc de haut en bas grâce à un système ingénieux d’étangs, de réservoirs, de canaux et de conduites. En chemin, elle alimente les cascades, les chutes d’eau, les bassins et l’aqueduc. Le point culminant est la Grande Fontaine, où l’eau jaillit vers le haut depuis un réservoir situé environ 80 mètres plus haut, avec une pression suffisante pour former un jet de plus de 50 mètres. Il ne s’agit pas d’un circuit fermé, car après la représentation, l’eau continue de traverser le parc avant d’être finalement dirigée vers la Fulda.
  19. Aqueduc : L’aqueduc fut construit entre 1788 et 1792 sous la direction de Heinrich Christoph Jussow et conçu comme une imitation d’un aqueduc romain. Au lieu d’apparaître comme un ouvrage intact, il se présente volontairement comme une ruine, car après plusieurs arches, la structure s’interrompt brusquement et se prolonge par un champ de décombres. Pendant les jeux d’eau, l’eau y tombe d’environ 30 mètres et crée l’une des plus hautes chutes d’eau artificielles d’Allemagne.
  20. Grande Serre : La Grande Serre fut construite en 1822/23 et servait à la fois à l’hivernage de plantes exotiques et à la représentation prestigieuse de la cour. Dans cette construction de verre chauffable, l’électeur présentait à ses invités des plantes rares et utilisait même l’espace central pour des occasions mondaines comme des réceptions ou des heures de thé. Aujourd’hui encore, on y entretient des plantes sensibles comme des palmiers, des camélias ou des orchidées, qui décorent le parc en été et sont abritées dans la serre en hiver.
  21. Patrimoine mondial de l’UNESCO : Le Parc Wilhelmshöhe est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2013. Dès la fin des années 1990, le site figurait sur la liste indicative allemande, avant d’être finalement inscrit en 2013 sur la Liste du patrimoine mondial comme premier parc paysager de montagne au monde.